La question de la dette publique est une question fondamentale car ce sont nos enfants, les générations futures, qui en hériteront. « La règle d’or » qui veut qu’aucun budget ne soit voté en déficit, est appliquée à Ancenis comme dans les autres collectivités.
Voilà pourquoi, en dépit des incitations à s’endetter davantage les années passées, les élus ont toujours recouru à l’emprunt de manière limitée.
Cela mettra le ratio de désendettement à 3,5 années en 2012, là où les règles de bonne gestion fixent ce ratio à 8 années.
La municipalité a donc construit le budget en tenant compte des recettes publiques en baisse et d’un recours limité à l’emprunt. Ce budget affiche néanmoins une réelle ambition pour Ancenis à travers les projets financés.
Avant de songer à investir et donc de dégager une épargne, il faut commencer par assumer les dépenses courantes, dites de fonctionnement. En 2012, celles-ci seront de 12.1 M € contre 11.9 € en 2011.
Cela représente une augmentation de 2 %, soit une hausse limitée. « Nous avons malgré tout décidé de renforcer un certain nombre de services compte tenu de l’évolution des normes, des réglementations et des besoins à satisfaire : finances et culture » précise Charles Fonteneau, adjoint aux finances.
La maîtrise des dépenses de fonctionnement a permis de dégager une épargne d’1.5 M € qui abonde le budget d’investissement. Celui-ci s’élève en 2012 à 13.6 M €.
Il reste très élevé par rapport aux communes de même strate. Cette somme permettra d’achever les opérations engagées notamment :
le quartier Rohan : Chœur des Moniales et aménagements extérieurs,
les bâtiments sociaux : réaménagement des anciens haras (Secours Populaire) et maison du cimetière (Croix Rouge),
les équipements sportifs du Bois Jauni,
la capitainerie et les îles de Loire,
la place du Millénaire et le parking Barème dans le centre-ville,
les abords de la gare,
le réaménagement du boulevard Sévigné.
La ville pourra ainsi, en 2013, repartir sur de nouvelles opérations en faveur notamment du centre-ville, du Logis Renaissance et de l’habitat.
Ce haut niveau d’investissement est un soutien à l’activité économique puisqu’on considère généralement qu’1 € d’argent public investi génère 2 € d’activité.
Pour faire face aux baisses de recettes, maintenir un niveau élevé de services et l’attractivité d’une ville-centre, la ville a dû recourir à une hausse modérée de la fiscalité. Les impôts locaux anceniens restent néanmoins en deçà de la moyenne départementale, les élus ont voulu que cet effort sur la fiscalité locale soit juste.
Voilà pourquoi le taux de la Taxe d’Habitation et du Foncier Non Bâti n’augmentera que de 2 % alors que celui de la Taxe sur le Foncier Bâti progressera de 4,5 %.
Dans le même temps, l’abattement sur la Taxe d’Habitation dont bénéficient les 500 familles les plus modestes sera maintenu. Au total, le budget est équilibré au niveau financier et fiscal, ambitieux au niveau du volume d’investissement retenu. Il s’inscrit dans une démarche de long terme qui évite le « yoyo » budgétaire et assure la pérennité de l’action municipale.