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Le patrimoine architectural

Ancenis :
une cité à découvrir


Le pont d'Ancenis
Avant le pont suspendu actuel, inauguré le 18 janvier 1953, il y eut quatre autres ouvrages, le premier ayant été construit de 1837 à 1839. Il mesure 467 mètres de longueur et 28,7 mètres de hauteur, ce qui représente 1500 tonnes d'acier.



 Les quais
La décision de construction des quais remonte à 1827 mais ce n'est qu'en 1842 sur des plans de l'architecte Delépine que les travaux furent engagés. Les quais s'étendent de part et d'autre du pont, en contrebas de la route, sur environ 600 mètres. Ils sont recouverts d'un pavage de granit et viennent tout juste d'être restaurés à l'identique.



©Gilles BAUMONT

La statue de Joachim du Bellay
Inaugurée le 2 septembre 1894 sur le vieux port, la statue représente le poète vêtu en costume du XVIème siècle, tenant son recueil "Les regrets". Elle est la reproduction d'un plâtre du sculpteur breton Adolphe Léonfanti ; le bronze a été coulé à l'Ecole des Arts et Métiers d'Angers. Dans les années soixante, la statue a été érigée près du jardin de l'Eperon face à Liré, village natal du poète, sur la rive gauche du "Loyre Gaulois".



Le château breton des bords de Loire
Monument classé le 2 novembre 1977.
Bâti en 984 par la comtesse Aremberge, il s'agissait d'une motte castrale, c'est-à-dire d'une bâtisse donjon en bois et terre élevée sur un tertre. Elle avait des défenses sommaires, à savoir un fossé, une palissade et un enclos pour la population. Il devint très vite un endroit de surveillance du fleuve qui permettait un contrôle militaire et économique.
Forteresse médiévale (XVème siècle) avec un système d'entrée unique en France : un pont-levis couvert disposé en chicane et une galerie voûtée coudée avec une herse.
Logis Renaissance : une salamandre est sculptée sur le cul-de-lampe de la tourelle en encorbellement du haut pavillon.
Le bastion XVème siècle : vue panoramique sur la Loire, les duits (Xème siècle) et l'île Delage.



Les halles (1861-1862) et la mairie (1863)
Les nouvelles halles ont été construites à l'emplacement de celles qui existaient depuis le début du XVème siècle. Ces dernières ont été rasées en 1859. Ce projet inclut, en plus du marché couvert, un beffroi et l'hôtel de ville. L'ensemble est d'époque Napoléon III, caractéristique de l'architecture haussmannienne. C'est sous et autour des halles que se déroulait chaque année en décembre, la Foire aux vins depuis 1924 ; elle cessa dans le centre ville en 1971.



Le dolmen de la Pierre Couvretière
Ce mégalithe, élevé au IVème millénaire avant J.-C. dans la prairie Saint-Pierre, fut classé le 19 août 1926. Autrefois appelé la "Pierre du Diable", le dolmen est un monument funéraire. Fouillé en 1972-1973, il a livré un matériel archéologique abondant.






Le relais de Poste
Ce relais de Poste à chevaux a été créé en 1632. C'était un service public où l'on pouvait changer d'équipage de chevaux notamment pour les diligences ou le courrier. Ce service s'est arrêté en 1873 à cause de l'arrivée du chemin de fer et du mauvais état des routes. Il a été remplacé par la gendarmerie par la suite jusque dans les années 60. Aujourd'hui, la municipalité en a fait un lien à vocation essentiellement culturelle (musique, arts plastiques, etc).


Le quartier Rohan




La Chapelle Saint-Joseph (ou Chapelle des Ursulines)
Edifiée sous le règne de Louis XIV, cette chapelle néo-classique possède une architecture très sobre. Accolée à la partie nord du cloître, elle était formée de deux bâtiments perpendiculaires : le chœur des religieuses (les Ursulines) et la chapelle Saint-Joseph, inscrite dès 1929 dans les monuments historiques. Cette chapelle en forme de croix latine est orientée vers Jérusalem.

La chapelle des Ursulines a désormais une double vocation : l'accueil des expositions professionnelles et de quelques spectacles de la programmation ACA - Théâtre  Quartier Libre.
Retrouvez la programmation sur http://www.lachapelledesursulines.com/



Les Ursulines
Arrivées à Ancenis en 1642, les Ursulines, religieuses, s'installèrent dans les bâtiments existants du fief de La Davrays. Elles y créèrent une chapelle, un parloir et un cloître grâce aux dons offerts par les Ursulines de Nantes, des donateurs de la région et par Louis XIV. Elles y reçurent des pensionnaires de familles aisées mais aussi des jeunes filles pauvres auxquelles elles donnaient une instruction surtout religieuse. Elles donnèrent également des soins gratuits aux malades.
 En 1792, elles quittèrent Ancenis et le couvent fut transformé en hôpital militaire. Il accueillit ensuite de nombreux régiments d'infanterie (à partir de 1808) qui construisirent deux casernes pour y loger les très nombreux militaires. De 1930 à 1982, un escadron de gendarmerie y pris place. En 1995, la ville d'Ancenis l'a racheté et a rasé une des casernes construites en 1875. L'autre fut transformée en habitations. Le quartier ouest accueille désormais une école et le Trésor Public. L'aile est du cloître a été rénovée et accueille les services de la COMPA (Communauté de Communes du Pays d'Ancenis). Le Théâtre Quartier Libre est situé, quant à lui, au sud-est de ce secteur. Entre les deux bâtiments a été créé le jardin des Ursulines au sein duquel ont pris place les sculptures de Jean Claude Lambert. Des travaux de rénovation de la toiture et des extérieurs de la chapelle ont été réalisés. Le fronton de celle-ci a été classé Monument Historique en 1990.

L’église Saint-Pierre d’Ancenis.

Exceptionnelle dans toute la région, cette église mérite que le pèlerin ou le visiteur s’y attarde.
En effet, un sarcophage mérovingien, découvert en 1943 sous l’autel de la chapelle voisine de Notre Dame de la Délivrance est la pièce essentielle pour fixer l’origine de la cité, dater la présence chrétienne en ce lieu (VIIe-VIIIe s.) et renouveler l’intérêt pour cet édifice.
A la fois antique en son architecture modifiée au cours de chaque siècle et moderne dans sa structure intérieure, statuaire et vitraux, elle ne peut laisser indifférent de par son histoire.




 
Architecture
Depuis la place Saint-Pierre, le premier étonnement pour le visiteur est sans doute la tour clocher qui couvre l’entrée principale.
Sur la base gallo-romaine, un narthex trapu buté de contreforts (XVe. s.) est surmonté d’un campanile (XVIe s.) avec « donjon d’horloge » (XIVe s.).
Une double porte vous introduit dans une nef médiévale avec abside (XIe et XIIe s.).

Curieusement, cette nef centrale est formée de murs épais découpés en arcs romans sur piliers massifs : arcades qui devaient s’ouvrir à l’origine sur des « absidioles » ou petites chapelles, détruites progressivement aux XVIe et XVIIIe s. lors de la construction des nefs latérales.

De chaque côté du chœur, le transept est la seule partie de l’édifice voûtée de pierre avec clés pendantes de style Plantagenet (fin du XVe s.).

Structure intérieure
Le nombre important d’œuvres d’art, toutes réalisées par des artistes de renom, fait de cette église un lieu fort propice à la méditation silencieuse favorisée encore par l’atmosphère à la fois recueillie et joyeuse des vitraux.
On peut relever parmi les plus anciennes une douzaine d’œuvres classées par le service d’archéologie : 4 autels, 2 médaillons, 2 retables, la chaire (XIXe s.), les fonts baptismaux (XVIIIe s.) avec leur bas-relief (XIXe s.), la statue de Saint Pierre du narthex (XIVe s.) et celle de Saint Sébastien, en bois (XVIIIe s.). Autant d’œuvres qu’il vous est facile de localiser sur le plan de visite.

Histoire
Quant à l’histoire proprement dite de l’église et de la paroisse avec leurs vicissitudes au cours des siècles, mais surtout pendant et depuis la Révolution, les personnes intéressées peuvent se reporter au très beau livre illustré : « DEUX PAROISSES AU FIL DES JOURS, SAINT-GEREON et SAINT-PIERRE D’ANCENIS » paru récemment dans les librairies de la commune, au presbytère d’Ancenis et à l’ARRA.

Visite de l'église

                                                              





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