| D'où vient le nom de ma rue ? | Cette rubrique est réalisée conjointement avec l'A.R.R.A. (Association de Recherche sur la Région d'Ancenis). Elle a pour objectif de donner des informations sur celles et ceux qui ont donné leur nom à l'une des rues ou places d'Ancenis.
Rue Henri-Hamilton BARRÊME 1795 – 1866 Né aux Iles Bermudes en 1795, d’un père français et d’une mère américaine, il fut élève de Jean de Bay à Nantes et devint un sculpteur de talent. Il s’attacha exclusivement à la sculpture religieuse et réalisa de nombreuses statues de la vierge. Il s’installa à Ancenis de 1816 à 1847 et façonna de nombreuses œuvres pour les églises de la région. Pour l’église d’Ancenis, il réalisa les quatre évangélistes de la chaire, le christ en croix face à la chaire (1818), les statues de Saint René et Saint Louis (1830) et les deux anges qui encadraient jadis l’autel. Toutefois, l’œuvre la plus connue de l’artiste est le groupe de personnages illustrant l’apparition de la vierge à deux enfants de La Salette dans l’Isère en 1846. Barrême vécut ensuite à Angers puis à Pornic où il s’éteignit en 1866.
Rue Aristide BRIAND 1862-1932 Né à Nantes en 1862, Aristide Briand, après des études de droit, devient journaliste et militant politique (engagé très à gauche) dans la période très troublée des batailles politico-religieuses d’il y a un siècle. Elu député en 1901, il se fait remarquer comme excellent orateur. Il entre au gouvernement comme ministre de l’instruction publique et des cultes. Par la suite, il sera nommé vingt-cinq fois, en particulier des Affaires étrangères, et onze fois président du Conseil. Après la tragédie de 14/18, il se fait l’apôtre de la paix et du désarmement général et participe activement à la création de la Société des Nations, ancêtre de l’ONU. En 1926, il tente la réconciliation avec l’Allemagne et, en 1930, prône l’organisation d’une union fédérale européenne. Il reçoit le prix Nobel de la paix en 1926. Ses liens avec Ancenis sont dus à sa famille. Sa sœur, Marie-Valentine, épouse Louis Billiau, voyageur de commerce. Ils s’installent en 1901 dans une propriété à La Bossarderie au nord de la ville. En 1902, Madame Briand mère, devenue veuve, s’installe chez sa fille à Ancenis. Elle reçoit de rares visites d’Aristide, très pris par ses fonctions d’Etat à Paris. Elle décède le 27 septembre 1910, son fils est alors ministre de l’Intérieur. Une importante délégation de personnalités civiles, militaires et de représentants de l’Etat est venue à Ancenis pour les obsèques. Aristide Briand est mort à Paris en 1932.
René-Guy Cadou - 1920 - 1951 René-Guy Cadou naît le 15 février 1920 à Sainte-Reine-de-Bretagne en Brière où son père est instituteur. Par la suite, au gré des mutations, il se trouve à Saint-Nazaire puis à Nantes. Le jeune René-Guy a acquis une solide formation au lycée Clemenceau, désirant devenir lui aussi instituteur. A 15 ans, il écrit ses premiers poèmes et à 16 ans rencontre un libraire nantais, Michel Manoll, également poète à ses heures. Celui-ci l’initie au monde des écrivains et des poètes. René-Guy Cadou rencontre Max Jacob dont il devient un disciple. En 1937, il publie son premier recueil « Brancardiers de l’aube ». Il obtient son premier poste d’instituteur remplaçant à Mauves-sur-Loire en 1940 ; ensuite, au Cellier où il loge au château de la forêt avec ses élèves réfugiés de Saint-Nazaire. Puis on lui affecte un poste à Saint-Herblon durant quelques mois. Il loue une chambre chez un tonnelier et y écrit un poème intitulé : SAINT-HERBLON Je ne sais rien de ce village De ces toits vagabonds retournés par à page De l’homme qui s’abrite un instant vers mon front Les vignes tombent du plafond Et cette feuille est mon visage. C’est à cette époque, en pleine guerre, qu’il prend le train régulièrement à Ancenis pour aller retrouver ses amis poètes de l’école de Rochefort à Rochefort-sur-Loire, entre les Ponts-de-Cé et Chalonnes-sur-Loire. Les rencontres se passent dans la salle à manger de Jean Bouhier, pharmacien à Rochefort. Ces jeunes poètes proclament l’amour de la vie, l’espoir, la liberté et publient au pire moment de la guerre. René-Guy Cadou fait paraître « Testament d’Apollinaire ». Il écrit son premier roman « La maison d’été » et achève un recueil « La vie rêvée ». Il est enfin nommé instituteur titulaire en 1945 à Louisfert près de Châteaubriant et se marie l’année suivante avec Hélène Laurent qu’il célébra dans un véritable hymne à l’amour « Hélène ou le règne végétal ». Le bonheur fut de courte durée car la maladie surgit et fait son œuvre inéluctable. Il pressentait sa fin prochaine qui est survenue à l’âge de 31 ans. « Je ne ferais que quelques pas sur cette terre ». Il fait éditer « Le saut de l’ange ». Il composa jusqu’à son dernier souffle « Continuez. Le temps qui m’est donné que l’amour le prolonge ». Il s’éteint à Louisfert le 20 mars 1951. La grande simplicité du langage poétique de René-Guy Cadou est le reflet de son intérêt pour les humbles, les enfants et le terroir. Ses œuvres complètes furent rassemblées en 1978 dns « Poésie, la vie entière ». Hélène Cadou entretient toujours la mémoire de René-Guy. Elle a créé un musée qui lui est consacré dans sa classe de Louisfert.
Rue de CHAROST – 1738 - 1800 Armand-Joseph de Béthune, duc de Charost, descendant de Sully, principal ministre d’Henri IV, fut le dernier baron d’Ancenis. Né à Versailles le 1er juillet 1738, il embrassa la carrière militaire. Il commença dans un régiment de dragons, puis devint mousquetaire du roi pour terminer au poste de maréchal des camps et armées de Sa Majesté Louis XV en 1770. Il fut aussi un excellent administrateur. Vingt ans avant la Révolution, il écrivit pour critiquer le système féodal. Il abolit certains droits seigneuriaux sur ses terres, comme des taxes sur des farines et grains vendus les jeudis au marché d’Ancenis. Il n’émigra pas à la Révolution et fut peu inquiété. Il reçut même, de la part des comités révolutionnaires, un certificat lui décernant le titre « Le Père de l’humanité souffrante et l’homme bienfaisant ». Il facilita l’installation du collège près de l’hôpital (actuel collège Saint-Joseph). Son hôtel particulier à Paris est aujourd’hui le siège de l’ambassade d’Angleterre. En 1799, sous le Consulat, le duc de Charost fut nommé maire du Xème arrondissement de Paris. Il mourut le 27 octobre 1800. Vers 1740, la ville d’Ancenis fit percer une nouvelle rue au travers des maisons et jardins pour relier les halles au champ de foire. Cette rue porte son nom.
Jean CORABOEUF 1870-1947 Jean Coraboeuf naît à Pouillé-les-Côteaux le 6 novembre 1870 dans une famille modeste. Ses parents tiennent la recette buraliste tout en exerçant les métiers de tailleur et de couturière. A l'âge de 12 ans, il fréquente le pensionnat Notre-Dame-de-Toutes-Aides à Nantes où on lui découvre un réel talent de dessinateur portraitiste qu'il développera ensuite. Il travaille comme clerc de notaire à Ancenis. Il loge dans un immeuble en face de l'Hôtel Dieu (aujourd'hui Saint-Thomas d'Aquin) - il en dessinera le portail et la chapelle avant leur démolition. Il se lance ensuite dans des études artistiques aux Beaux Arts de Paris. En 1898, il remporte le premier grand prix de Rome de gravure et s'installe à la villa Médicis : un brillant avenir l'attend. A Paris, il s'illustre par ses portraits de personnages célèbres de la politique et du spectacle. Après la guerre de 1914-1918, il gagne le concours national pour l'illustration d'un diplôme en hommage aux morts pour la patrie. Chaque été, il revient dans sa maison de Pouillé-les-Côteaux, voyageant beaucoup dans la région. Il dessine des scènes de la vie champêtre, de nombreux portraits ainsi que des monuments aujourd'hui disparus, dont certains d'Ancenis. Il décède à Paris le 7 février 1947. Il est inhumé dans son bourg natal. La ville d'Ancenis et l'ARRA possèdent de nombreuses gravures de l'artiste. Une peinture de scène de labour est visible à la mairie, dans le grand escalier qui mène à la salle du conseil municipal. Un numéro spécial de la revue de l'ARRA lui a été consacré en 1995.
Rue des Cordeliers Les Cordeliers sont des moines disciples de Saint François d’Assise et adeptes de la pauvreté volontaire. C’est un ordre mendiant, leur ceinture est une simple corde. A l’initiative de la famille de Rieux, ils s’installent à Ancenis en 1448, leur couvent se situait sur une partie du collège Saint-Joseph et à l’emplacement de l’école Camus actuelle. Les bâtiments du cloître étaient constitués d’une église, d’ateliers, d’un réfectoire, de cuisines, de 26 cellules, d’une bibliothèque et d’un parloir. Le baron d’Ancenis leur a également donné une île de Loire : l’île Bourbon. Ils y installent une chapelle et depuis c’est devenu l’île aux Moines. Pendant la Révolution en 1790, un décret supprime les ordres religieux, les moines quittent la région et peu après on y loge le tribunal. La guerre civile entraîne rapidement la ruine des bâtiments, ceux-ci seront démolis et les terrains serviront à agrandir les établissements scolaires voisins. En 1864, un instituteur découvre, lors de travaux, un caveau ayant servi de sépulture à la famille de Rieux et situé autrefois sous le chœur de l’église. C’est la dernière mention de vestiges se rattachant aux Cordeliers. La rue menant au couvent est la rue des Cordeliers.
Rue Pierre DAUTEL 1873-1951 Né à Valenciennes en 1873, premier Grand Prix de Rome de gravure en médailles en 1902, médaille d’or au salon des artistes français. Il eut une grande notoriété comme portraitiste médailleur. Vers 1920, il s’établit au Petit Moulin à Saint-Géréon. La ville d’Ancenis lui commande alors quatre bas-reliefs pour illustrer le monument aux morts de la première guerre mondiale, celui-ci est inauguré en 1924 par le Maréchal Franchet d’Espérey. L’œuvre classique, d’une précision rigoureuse, démontre le talent de l’artiste au sommet de son art, les personnages par leurs attitudes et leurs expressions communiquent leurs sentiments et leurs émotions face à l’horreur qu’a été la grande guerre. Vers 1941, il commence à réaliser en argile le chemin de Croix de l’église d’Ancenis. La cuisson se fera dans les fours de la briqueterie Angebault (près de la gare), l’œuvre sera installée en 1944. En 1948, il fait le médaillon, également en argile, du curé Urien, placé à droite de l’entrée du narthex de l’église d’Ancenis. Il décède à Ancenis le 12 novembre 1951.
Antoinette DE BRUC Antoinette de Bruc était religieuse ursuline à Nantes lorsqu'elle fut élue supérieure du nouveau couvent qui s'ouvrit à Ancenis le 23 octobre 1643. Huit religieuses s'y installèrent avec elle. Situés au lieu-dit "La Davrays", paroisse de Saint-Géréon et fief de l'évêque de Nantes, maison et bâtiments furent transformés rapidement en établissement religieux. Pour construire le cloître, les Ursulines eurent besoin de grosses sommes d'argent. La plupart d'entre elles, issues de la noblesse, apportaient une dot lors de leur prise d'habit. La baronne d'Ancenis, Françoise de Lorraine, fit une importante donation. Lors de son passage à Ancenis en octobre 1661, le roi Louis XIV laissa également une offrande substantielle. Le cloître fut construit rapidement ainsi que la chapelle Saint-Joseph. La première partie fut achevée vers 1860. Les Ursulines prodiguaient gratuitement soins et médicaments aux pauvres et donnaient des cours aux jeunes filles nécessiteuses. Elles recevaient en pension des jeunes filles de famille dont elles faisaient l'éducation. A la révolution, après la suppression de leur couvent, les Ursulines de la Davrays quittèrent définitivement leur cloître en septembre 1792.
Rue Christophe DE LAMORICIÈRE Christophe, Louis, Léon Juchault de Lamoricière naquit à Nantes en 1806. Il fut général et homme politique français. Considéré comme un grand soldat d’Afrique, il y crée le premier « Bureau arabe ». En Algérie, il se distingue à la tête de son régiment de zouaves à Constantine en 1837. Son plus grand exploit est l’arrestation en 1847 du sultan Abd el-Kader qui combattait les Français dans la colonisation de l’Algérie. Elu député en 1848, il est rapidement nommé ministre de la guerre. Par la suite, son opposition farouche à l’empereur Napoléon III provoque son exil. En 1860, il se met au service du pape et commande les troupes pontificales contre les Italiens, mais il fut battu et capitule à Ancône. Un cénotaphe grandiose lui est consacré dans le croisillon gauche de la cathédrale de Nantes. C’est son action militaire dans la défense de la foi qui est ici glorifiée. Le seul lien familial avec la région d’Ancenis tient dans le fait de sa sœur, Marie-Prudence. Elle s’est mariée avec Louis-Marie, baron Juchault des Jamonières et vécut au château de Clermont au Cellier. Le général Lamoricière est décédé dans sa propriété près d’Amiens en 1865.
Rue Jean-Baptiste ERIAU – 1878-1967 Né à Teillé le 6 janvier 1878, ancien élève du collège Saint-Joseph d’Ancenis, Jean-Baptiste Eriau entre au séminaire et est ordonné prêtre en 1902. A la fin de ses études à Paris il est nommé supérieur au collège d’Ancenis de 1921 à 1948. Il est nommé chanoine en 1927. En 1929, il soutient avec succès une thèse de doctorat. Il publie plusieurs biographies dont « Le capitaine Joubert » et « Le chanoine Doussin, curé de Teillé » (ouvrage couronné par l’Académie Française). Il est l’un des fondateurs de l’Ecole d’Agriculture de la Marchanderie qui ouvrira en 1948, cette même année il est nommé chanoine titulaire de la Cathédrale de Nantes. Il est mort le 8 août 1967. Le lycée professionnel privé du Quartier Rohan (anciennement du château) porte désormais son nom.
Rue Général HAGRON Ce général français est né à Caen en 1845 et mort à Paris en 1909. Il sortit premier de Saint Cyr. Capitaine, il s'est illustré à la guerre de 1870 puis en Algérie dans la campagne de Kabylie. Il devint chef de la maison militaire du président de la République en 1897 puis prit la tête du Vème corps d'armée. En 1906, il devint vice-président du conseil supérieur de la guerre, un poste qu'il abondonna au moment de l'application de la loi sur le service militaire de deux ans. Le Général Hagron a été marié à Marie-Rose Radigois, fille de Henri Radigois, notaire à Ancenis, qui habitait la propriété des Jaunais à l'angle de la rue de Chateaubriand et du boulevard Pierre et Marie Curie. La famille Maunoury, descendante directe, fut par la suite propriétaire des Jaunais ainsi que du manoir situé à l'angle de la rue du Général Hagron et de la rue Audigane.
Boulevard Joseph-Auguste JOUBERT 1821- 1888 Joseph-Auguste JOUBERT est né à Ancenis dans une famille modeste. Son père, Jean-René, était commis à l’octroi des boucheries, puis tisserand. Sa mère, Anne Godard, était épicière. Il reçoit une solide formation, devient « herboriste de la mer » et fait avancer les sciences en étudiant les algues marines et leur application pour soigner, comme il dit, « le mal aux pattes ». Il fréquente régulièrement les plus grands savants botanistes. Possédant une maison au Croisic, il y crée un musée des algues. A son décès, n’ayant pas d’héritiers directs, il lègue sa fortune (estimée à environ 300 000 euros) à sa ville natale. Il en fixe lui-même la condition : qu’elle serve à la formation professionnelle des jeunes garçons pauvres d’Ancenis, choisis dès 12 ans sur examen et selon des critères rigoureux, afin qu’ils soient placés dans une école de commerce ou des Arts et Métiers. Chaque bourse prend en charge la totalité de l’internat et des études. L’attribution des bourses aux cinq premiers candidats, commencée en 1891, cessera en 1956, la rente étant épuisée par l’inflation. Inhumé au Croisic, Joseph-Auguste Joubert a reçu le titre de bienfaiteur de la ville d’Ancenis qui lui a élevé un monument au cimetière. Le lycée public porte son nom. Rue Emilien MAILLARD 1818 – 1900 Né à Angers, il s’installe notaire à Ancenis. Maire d’Ancenis de 1870 à 1882, il laisse de nombreuses réalisations. Dans le cadre de la réorganisation de l’armée nationale, il obtient de l’Etat l’installation à Ancenis d’un régiment d’infanterie en 1874. Il fait bâtir l’abattoir principal, installer le service des eaux et construire un pavillon militaire au sein de l’hôpital d’Ancenis (actuellement Lycée St Thomas d’Aquin). Parallèlement, il fait œuvre d’historien en publiant « L’Histoire d’Ancenis et de ses Barons » en 1860. Cet ouvrage, réédité en 1881, sert de référence encore de nos jours. Il publie également d'autres ouvrages dont « Ancenis pendant la Révolution ».
Boulevard Henry OTTMAN 1877 - 1927 Sa famille, d'origine alsacienne se fixe à Ancenis ; son père était voyageur de commerce, sa mère modiste tenait un magasin à l'angle de la rue des Vinaigriers. Très doué pour le dessin dès sa jeunesse, il fit le portrait de son grand-père. Il devint par la suite un peintre de l'Ecole Moderne très apprécié pour ses portraits. Afin d'échapper au service militaire, il s'exile en Belgique. En 1904, Ottman expose au salon de la libre Esthétique de Bruxelles. En 1905, il expose au salon d'Automne à Paris puis à la Nationale des Beaux Arts et au salon des Tuileries. En 1914, infirmier à l'hôpital militaire installé au collège d'Ancenis, il en profite pour peindre des toiles et des aquarelles de la région. Ensuite, il s'installe à Nantes puis à Paris. Il meurt dans un accident de voiture dans l'Eure, fauché en pleine gloire dans sa cinquantième année.
Rue Jacques POHIER 1871-1951 Jacques POHIER était issu d'une famille d'avoués du Tribunal d'Ancenis Après ses études juridiques et médicales, il vécut quelque temps à Paris. Il s'installa ensuite au nord d'Ancenis dans la propriété du Bois Jauni. Artiste pluridisciplinaire, il se consacra à la poésie, la littérature, la musique, écrivit dans les journaux et réalisa de nombreux dessins de personnages et de paysages dans un style bien particulier. Il fut rapidement admis dans les milieux littéraires bretons et lança, en 1905, la revue mensuelle "Le Pays Gallo" qui devint rapidement "Le Pays d'Armor" jusqu'en 1912 et obtint un vif succès. Avec la faïencerie Henriot, de Quimper, il signa un contrat pour dessiner un certain nombre d'assiettes décoratives. Il illustra les chansons de son ami Théodore Botrel, auteur de la "Paimpolaise". Au cours d'une grande fête "druidique", place du Champ de Mars à Nantes, il fut intronisé "Barde" avec d'autres celtes venant d'Irlande, d'Ecosse et du Pays de Galles. Il fut également premier magistrat de la ville d'Ancenis de 1919 à 1921. Reconnu pour sa droiture, sa bonté et son érudition considérable, son souvenir reste présent grâce à la rue qui porte son nom face à l'entrée de l'actuel lycée Joubert au nord de la ville.
Rue POUPARD-DAVYL 1830-1890 Ludovic Poupard naquit à Ancenis le3 juillet 1830. Installé à Paris, il devient journaliste au Figaro, le Temps et le Gaulois. Il écrit sous le pseudonyme de Louis Davyl. Il était avec Jules Vallès et Rochefort un pamphlétaire ardent. Il fut secrétaire à la revue des Deux Mondes. Il fréquenta Gustave Flaubert, Murger et les frères Goncourt. Auteur dramatique, il signe treize pièces de théâtre dont : « la maîtresse légitime » comédie en quatre actes qui eut un grand succès à l’Odéon. Il publie également neuf romans. Il est décédé à Paris le 16 août 1890.
Rue MARECHAL DE RIEUX - 1447 – 1519 Le Maréchal Jean de Rieux fut l’un des plus grands seigneurs d’Ancenis et un grand militaire. Il fut nommé Maréchal de Bretagne par le Duc François II et devint tuteur de sa fille Anne. Il participa à la guerre entre la Bretagne et le roi de France Louis XI.C’est par l’entremise du Maréchal de Rieux que fut conclu le mariage d’Anne de Bretagne avec le roi de France Charles VIII. Vers 1490, à la suite d’une nouvelle guerre entre la Bretagne et la France, le château d’Ancenis fut détruit. Peu après, la reine Anne intervint pour obtenir une indemnité importante. Le Maréchal reconstruisit le château avec ses tours aux murs épais et son système d’entrée original (le pont-levis est caché dans la tour – système unique en France). L’ensemble est parvenu jusqu’à nous, les toitures et une grande partie des remparts ont été démantelées. Après la construction du premier pont d’Ancenis, en 1840, les douves furent comblées et les tours enterrées à mi-hauteur. En 1499, le Maréchal de Rieux était témoin au mariage d’Anne de Bretagne et du nouveau roi Louis XII, cousin de Charles VIII, décédé accidentellement. Il a joué un rôle très important dans le rapprochement de la Bretagne et du royaume de France. A sa mort en 1519, le Maréchal de Rieux fut enterré dans la crypte du couvent des Cordeliers à Ancenis. Celui-ci a été détruit après la Révolution. Il était situé entre l’école Camus et le collège Saint-Joseph. Avenue Francis ROBERT 1827 – 1900 Né à Ancenis. Après ses études, il devient employé de commerce. Il fut toute sa vie un travailleur acharné et un homme d’affaires avisé. C’était aussi un homme de cœur : au cours de ses visites à Ancenis, il remarque l’état de vétusté du vieil hôpital situé en centre ville (actuellement Lycée St Thomas d’Aquin). A la fin de sa vie, sans héritier, il décide d’apporter à sa commune natale, aux maigres ressources, une aide qui se concrétisera à sa mort par un legs considérable. Celui-ci fut employé pour les travaux d’utilité publique et principalement à la construction d’un nouvel hôpital au nord de la ville. La municipalité donna le nom de Francis Robert au nouvel hôpital (inauguré en 1910) et lui attribua le titre de « bienfaiteur de la ville ». Un monument à sa mémoire fut élevé place Francis Robert (actuellement place Charles de Gaulle). Son buste est maintenant situé au-dessus du tunnel passant sous la voie ferrée. Boulevard Léon SÉCHÉ 1848/1914 Léon Séché est né le 3 avril 1848 dans une famille d’humbles journaliers de souche ancienne. Après ses études au collège Saint-Joseph d’Ancenis où il se montra très doué pour les lettres classiques dont il apprit sans peine des milliers de vers, il monta à Paris en 1869 et entama une carrière dans la littérature et la poésie. Les débuts furent un peu difficiles, puis il devint secrétaire du sénateur Jules Simon qui sera nommé ministre de l’Instruction Publique en 1876. Revenu à la littérature, il publia en 1879 « le Petit Lyré de Joachim du Bellay » et en 1881 « Contes et Figures de mon Pays ». En 1889, paraît son roman « Rose EPOUDRY » qui a pour cadre la ville d’Ancenis. En 1890, il fonda et dirigea la revue des « Provinces de l’Ouest » et fit de nombreuses études d’histoire du romantisme en publiant quinze ouvrages dont : Lamartine et Alfred de Musset. Il fut deux fois lauréat de l’Académie Française. Il est à l’origine de l’édification de la statue de Joachim du Bellay à Ancenis en 1894. Mort le 5 mai 1914, la ville d’Ancenis lui a élevé un monument en 1925 d’abord au Puits-Ferré puis transféré dans le square du boulevard qui porte son nom.
Rue Hortense TANVET - 1880 - 1981 Née à Mésanger le 19 novembre 1880, elle quitte l’école à 10 ans et devient gardienne d’oies dans une ferme de Saint-Herblon. Par la suite, elle est placée à Ancenis dans la famille DENECHEAU qui lui a permis d’accéder à l’importante bibliothèque familiale une fois la journée terminée. Pour Hortense c’est une véritable découverte des auteurs anciens et des vieilles civilisations : la Grèce Antique, l’Egypte des Pharaons et la Rome Impériale. En 1901 à l’âge de 21 ans, elle s’inscrit à l’école des Beaux-Arts de Nantes qui vient d’ouvrir. Elève studieuse et exceptionnellement douée, elle termine première de sa promotion et monte à Paris pour poursuivre ses études, munie d’une bourse du département. C’est dans la sculpture qu’elle s’illustre particulièrement et elle signera de nombreuses œuvres pour diverses régions de France.
Rue des TONNELIERS La vigne en Région d’Ancenis a été introduite par les Romains. Depuis lors, elle en a fait son royaume de prédilection et les bords de Loire ont été les premiers à en adopter la culture. En 577-596, les Armoricains de Warock, dans leur lutte contre Clotaire, vendangent à quatre fois différentes les vignes de Saint-Géréon à coup d’épée. La culture de la vigne a subi bien des vicissitudes depuis l’époque gallo-romaine jusqu’à nos jours mais elle n’a jamais cessé d’être à l’honneur sur les rives de notre fleuve. Nous en avons pour preuve les innombrables parcelles comportant certains clos particulièrement appréciés. […]. La communauté des tonneliers d’Ancenis, une des plus fortes de la ville, est installée dans la rue des Tonneliers actuelle, une des plus belles et des plus larges rues de l’époque. Les vastes celliers des négociants s’échelonnent face au port. Ancenis est l’entrepôt, la capitale des vignobles des Coteaux de la Loire. De là partent des chalands pour Orléans, d’autres amènent à Nantes les vins destinés aux Pays-Bas où à la Bretagne. Ces celliers petit à petit se ferment à mesure que le commerce abandonne la voie fluviale pour emprunter la voie ferrée. Ancenis est si réputé, comme le grand marché des vins de bords de Loire, que Charles IX, en 1573, autorise la création de quatre offices de courtiers gourmets en vins sur le port d’Ancenis, chiffre qui fut porté à dix en 1584, après avis favorable du procureur de Nantes et requête du baron d’Ancenis près du roi Henri III. (Extrait de la revue Histoire et Patrimoine au Pays d'Ancenis réalisée par l'ARRA)
Rue René Joseph URIEN – (1748 – 1834) Né à Nantes, il est le fils d’un conseiller du roi, juge garde à la monnaie de Nantes. Après des études religieuses, il fut chanoine de la Collégiale de Nantes, avant la Révolution, et plus tard, après avoir été emprisonné, administrateur du diocèse d’Orléans. Nommé curé d’Ancenis le 28 mai 1805, il trouva l’église en piteux état car, pendant la Révolution, elle avait été vidée de son contenu et transformée en temple de la raison puis en écurie. Des travaux considérables durent être entrepris. Il fut un restaurateur infatigable de l’église et de son aménagement intérieur : la chaire dont il fit lui-même les plans et l’achat d’objets d’orfèvrerie et de reliques payés de ses propres deniers. Il participa également au bureau de bienfaisance de la ville et de l’Hôtel Dieu. Le curé Urien mourut à Ancenis le 15 février 1834. Sous le péristyle de l’église d’Ancenis, un médaillon, sculpté par Dautel, le représente.
Joachim DU BELLAY 1522-1560 Joachim naît à Liré en 1522 au château de la Turmelière aujourd'hui en ruine. Il est issu d'une vieille famille noble dont le plus illustre membre, Guillaume de Langey, sera gouverneur du Piémont. Ses oncles, René du Bellay, évêque du Mans, et Jean du Bellay, évêque de Paris (qui sera cardinal en 1535), sont très ouverts aux idées nouvelles de la Renaissance et des grandes découvertes : l'Amérique, l'imprimerie, tout bouge même la religion avec les idées de l'Allemand Luther et de la Réforme. Les oncles ont pour médecin, secrétaire, conseiller et ami François Rabelais qu'ils protègent de l'Inquisition. Le petit Joachim est orphelin de père et de mère avant l'âge de 10 ans. Il sera confié à la tutelle de son frère aîné René et mènera à Liré une enfance triste et solitaire. Il se réfugie dans la mélancolie et la rêverie. Ses oncles qu'il rencontre souvent l'encouragent aux études qu'il poursuit à Poitiers. Il fait du droit et s'initie à la poésie, découvre les lettres antiques et la pratique de l'ode ; la poésie semble être sa voie. En 1547 il se rend à Paris, rencontre Ronsard. Pierre de Ronsard décide de former un groupe pour définir de nouvelles règles poétiques, l'écriture se faisant jusque-là uniquement en latin. Joachim en fait partie et en 1549, publie « La Déffence et Illustration de la langue francoyse ». C'est un manifeste qui résume les intentions de la future Pléiade dont l'objectif est de donner à la langue française la même grandeur que la langue antique (latin). Puis il publie 50 sonnets dédiés à la sœur du roi Henri II, la princesse Marguerite, dont on le dit amoureux. Il connaît un grand succès et est admis parmi les grands. Sa santé est fragile, il est atteint d'une maladie pulmonaire et d'un début de surdité. En 1551 d'autres soucis arrivent ; après le décès de son frère, il devient tuteur de son neveu Claude et doit se débattre dans un procès pour la seigneurie d'Oudon acquise par son frère René de façon douteuse suite au procès des faux monnayeurs Jean et Julien de Malestroit, frères de son épouse. En 1553, il accompagne à Rome, comme secrétaire, son oncle le cardinal diplomate Jean du Bellay auquel le roi Henri II a confié la difficile mission de négocier avec le Pape Paul IV, une alliance contre Charles-Quint. Cet exil de quatre ans va transformer le jeune Joachim. "Je me ferai savant en la philosophie. En la mathématique et médecine aussi ; Je me ferai légiste, et, d'un plus haut souci. Apprendrai les secrets de la théologie". Il sera d'abord fasciné par Rome mais déchantera rapidement, car il ne rencontre sur place que des dirigeants et des courtisans corrompus. " Tout est vanité". Il se réfugie dans le travail et publie : Les Antiquités de Rome et les célèbres Regrets : Les Regrets Heureux qui, comme Ulysse a fait un beau voyage, Ou comme cestuy là qui conquit la toison, Et puis est retourné, plein d'usage & raison, Vivre entre ses parents le reste de son âge ! Quand revoiray-je, hélas, de mon petit village Fumer la cheminée, & en quelle saison Revoiray-je le clos de ma pauvre maison, Qui m'est une province, & beaucoup d'avantage ? Plus me plaist le séjour qu'ont basty mes ayeux, Que des palais Romains le front audacieux : Plus que le marbre dur me plaist l'ardoise fine, Plus mon Loyre Gaulois que le tybre Latin, Plus mon petit Lyré que le mont Palatin, Et plus que l'air marin la doulceur Angevine. Il a la nostalgie de son petit Liré natal et évoque ses vignes de la Turmelière Cette vigne tant utile, Vigne de raisins fertile, Toujours coutumière d'estre Fidèle aux vœux de son maistre Ores qu'elle est bien fleurie, Je la consacre et dédie Thenot vigneron d'icelle, Fay donc, Bacchus que par elle Ne soit trompé de l'attente Qu'il a d'une telle plante ! Et que mon Anjou foisonne Partout en vigne aussi bonne. Joachim rentre à Paris en 1557 après l'échec de la mission de son oncle le cardinal. Il meurt d'une apoplexie à sa table de travail le 1er janvier 1560 ; il a 37 ans et est inhumé à Paris en la chapelle Saint-Crépin. Par la suite, paraîtront des publications posthumes "Le discours au roi sur la poésie", "l'Ample Discours au Roy, sur les faict des quatre estats du Royaume de France" et d’oeuvres françoises de Joachim du Bellay".
Boulevard Madame de Sévigné 1626-1696 Marie de Rabutin-Chantal est née à Paris. Orpheline très jeune elle est élevée par ses grands-parents De Coulanges. Elle épouse à l’âge de 18 ans le marquis Henri de Sévigné qui est tué dans un duel sept ans plus tard. Veuve à 25 ans, elle se consacre à ses enfants Françoise et Charles. Sa fille épouse le comte de Grignan qui sera nommé lieutenant général en Provence. Entre la mère, désormais privée de sa fille, et celle-ci s’établit une longue correspondance qui durera un quart de siècle, ce qui lui vaudra plus tard le titre de "femme de lettres françaises". La marquise de Sévigné entretenait également des relations à la cour du roi, notamment avec la fille du surintendant aux finances de Louis XIV Marie Fouquet, épouse du baron d’Ancenis Armand de Béthune Charost. En 1661, Nicolas Fouquet, le surintendant, est soupçonné de malversations et d’enrichissement illicite. Il fuit Paris pour se réfugier dans son fief de Belle-Ile-en-Mer. Il est pourchassé par le roi lui-même et ses mousquetaires ; ceux-ci passent une nuit à Ancenis à l’hôtel de la Croix de Lorraine face au château ; le lendemain, Fouquet est arrêté à Nantes au moment où il embarquait, banni et enfermé en forteresse, il y décédera La famille de sa fille Marie a été reléguée au château d’Ancenis pendant 3 ans, Madame de Sévigné lui a rendu visite en venant par la Loire en coche d’eau. La marquise était également venue en 1658 à Maumusson, au château de la Motte, pour être la marraine du fils de Martin de Savonnière seigneur de la Troche. Elle décède au château de Grignan en 1696.
Jean Mazuet -1908 - 1984 Jean Mazuet est né à Saint-Brieuc dans une famille modeste. Il s’oriente vers le métier de menuisier et se spécialise dans la sculpture sur bois où il démontre des dons exceptionnels. Son entourage l’encourage à poursuivre ses études. Il entre à l’école des Beaux-Arts de Rennes puis à Paris où il poursuit des études supérieures avec les plus grands sculpteurs. C’est un brillant élève. En 1934, il reçoit plusieurs distinctions. En 1938, il obtient la médaille d’or des artistes français et la ville de Paris lui passe plusieurs commandes dont un buste de Jules Verne. En 1939, il s’installe à Nantes comme professeur à l’école des Beaux-Arts et en même temps réalise plusieurs sculptures. A Ancenis, l’œuvre la plus connue de l’artiste est le Fronton de la Chapelle Notre-Dame de la Délivrance qui fait face au parking, à droite de l’église. Elle a été inaugurée en 1994 peu avant la libération de la ville. Après la guerre, Jean Mazuet réalise à Nantes, place du Pont Morand, le monument aux 50 otages puis également celui du Pas-du-Houx à Saffré en hommage aux héros du maquis. En 1975, il se retire à Oudon et décède en 1984.
Audiganne Pierre-Armand (1814 – 1875) Né le 2 septembre 1814, après ses études d’avocat, il devint un brillant économiste et un excellent écrivain. Remarqué pour ses travaux sur les expositions universelles et son étude sur les chemins de fer, il est nommé en 1840 chef de bureau de l’industrie au ministère du commerce. Il fait des publications sur les relations du travail. L’Académie française le récompense pour son premier ouvrage Ouvriers en famille ou Entretiens sur les droits et les devoirs du travailleur. D’autres livres suivront L’organisation du travail, l’Industrie contemporaine, La lutte industrielle des peuples, Le travail et les ouvriers sous la IIIe République, puis les chemins de fer aujourd’hui et dans 100 ans. Il signe également de nombreux articles sur l’économie politique et sociale dans le Moniteur Universel dont il fut pendant 20 ans l’un des principaux rédacteurs ainsi que dans la Revue Administrative. Dans la Revue des Deux-Mondes, il publie d’intéressantes études sur le Pays Nantais : Région du bas de la Loire, les paludiers des marais salants, les pêcheurs des côtes et le Pays de Batz. Pour ses différents écrits, il fut nommé Chevalier de la Légion d’Honneur. Pierre-Armand Audiganne est mort à Paris le 9 janvier 1875.

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 Rue Aristide Briand

 Bd René-Guy Cadou

 Rue de Charost


Rue Jean Coraboeuf


Rue Pierre Dautel

 Rue Général Hagron


Boulevard Ottman

 Rue Poupard-Davyl

 Avenue Francis Robert
 Hôpital Francis Robert
 Boulevard Léon Séché

 Rue des Tonneliers



 Jean Mazuet
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