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Focus : Going home

Publié le 9 février 2018
Going Home est un spectacle qui nous rentre dedans, non pas frontalement (avec provocation et images crues) comme souvent lorsqu’on aborde les questions liées à l’immigration, mais en s’immisçant en nous doucement, profondément, jusqu’à l’âme. Et en s’y installant pour longtemps, longtemps, longtemps… Marie Anezin


© Emilie Jonet
© Emilie Jonet


Hambourg, un homme noir égaré, 5000€ à ses pieds, un braquage raté. Il se raconte  : adoption par une famille autrichienne, dépression, alcool, prison, braquage. Quitter l’Europe. Addis-Abeba  ? Et le voici foulant le sol de l’Éthiopie, son pays – où il est étranger. Au sein d’un village, il travaille, aime et revit. Rattrapé par un contrôle d’identité, le clandestin est expulsé. Retour en Europe. Inspiré par une histoire vraie retranscrite par l’avocat de Michalak, l’auteur-metteur en scène belge Vincent Hennebicq compose un conte rock et choc, entre réel et fiction. Origines, exil et inégalités, la fable brute et belle bouleverse les clichés. Sur une musique live rythmée et les images filmées sur cet étonnant Eldorado africain, l’acteur rwandais Dorcy Rugamba est l’interprète puissant de cette quête, un homme debout, cœur battant.

Extrait de l’entretien avec Vincent Hennebicq
Comment est né Going Home ?
J’avais joué dans Tribuna(a)l de Jos Verbist et Raven Ruëll, un spectacle qui nous plonge dans les méandres de la justice ordinaire. Pour nourrir mon travail de comédien, j’ai assisté à de nombreux procès et j’ai été confronté de plein fouet à la réalité judiciaire. J’ai découvert une kyrielle d’histoires hallucinantes, notamment celle de Michalak racontée par un avocat. Elle me semblait tellement riche et singulière que j’ai voulu la raconter à ma manière.

L’écriture de la pièce et l’importance de la musique
Vincent Hennebicq a voulu se confronter à l’Ethiopie, pays dont il avait seulement une image lointaine. Cette histoire l’a intéressé à beaucoup de niveaux : immigration inversée, adoption et adaptation, racisme, justice et humanité.
Suite à la lecture de l’histoire de Michalak, il a réécrit tout le parcours du personnage à la première personne, en l’étoffant et y incorporant de la musique. Une fois la musique composée, il a retravaillé le texte pour laisser sa place à la force des images musicales. Elle dit parfois plus que le texte ou peut se suffire à elle-même dans l’émotion évoquée.

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